Panneau F : Le moulin de Saint-Martin
Nous avons rejoint les rives du Grand Morin, une grande prairie inondable nommée Pré-Manche.
Ces saules ont été et sont encore sujet de nombreuses toiles et dessins.
Francisque CHATELAIN (1819-1887) avec ses amis peintres : Eugène DECAN (1829-1894), qui résidait à La-Queue-en-Brie et Camille COROT (1796-1875) dont l'atelier était à Coubron, se sont installés près de ces saules et ont peint le même motif.
A la fin de cette belle journée, au titre de leur amitié, il est dit qu'ils ont échangé leur toile.
Qui de DECAN ou de CHATELAIN aurait reçu celle peinte par COROT ?

Ce panneau fait face au moulin de Saint-Martin. Il faut savoir qu'au long de son cours de 120 kilomètres, dont 76 en Seine-et-Marne, le Grand Morin fournissait son énergie à 57 moulins en 1852. Ces bâtisses imposantes qui abritaient diverses activités : moulins à blé, à huile de noyers, tannerie, foulage de drap, papeteries … donnent aux peintres de bons sujets.

Tel ce moulin de Serbonne, hameau situé en amont, croqué par Jean COMMÈRE (1920-1986). Parlons de ce dernier : Peintre aux fortes attaches angevines, il réside à partir de 1955 à Plessis-Feu-Aussous. "Peintre de lumière", ses toiles exaltent notre terre de Brie ; ses croquis minimalistes vous feront entrer dans le motif où votre imagination complètera l'ensemble du décor ...
Ne soyez pas surpris si l'eau forte d'André DUNOYER de SEGONZAC inverse la vision de l'église Saint-Georges, comme les 12 eaux-fortes constituant sa "suite du Morin". DUNOYER de SEGONZAC griffe, sur le motif, sa plaque de cuivre et l'imprime directement.