Panneau B : Le beffroi
Nous sommes à la "Porte de Meaux", l'une des 3 entrées de Crécy, bourg protégé par le Grand Morin et ses fossés. Sur notre droite, les "Promenades" ombragées et ses nombreuses passerelles privées qui enjambent le "brasset", avec encore quelques lavoirs et de petits édifices surplombant l'eau, à usage primitif de cabinets de toilettes. Georges PACOUIL (1903-1997) nous en rend l'atmosphère.

Primitivement nommée Crécy-en-Brie, avant sa fusion en 1972 avec la commune de La-Chapelle-sur-Crécy, Crécy est une bourgade fortifiée, défendue par 46 tours dont il reste quelques vestiges. Devant nous, remarquons les bases de 2 d'entre-elles. Sur l'une, le beffroi en briques de l'ancien hôtel de ville reconstruit en 1876. Initialement implanté au cœur de la cité, ce bâtiment public enjambait la rue Serret ; l'étroitesse de sa poterne gênant la circulation, il fut démoli. Georges RAULT (1897-1977) représente cette "porte de Meaux", quelques traits soulignant ses lavis … Nous retrouverons ce peintre et d'autres de ses œuvres à Villiers-sur-Morin où il vécut de 1925 jusqu'à sa mort.

En aval, au delà du pont, la tour jumelle de la porte a été démolie, la volumétrie des immeubles fortement remaniée. Au siècle dernier, de nombreuses tanneries bordaient ce "brasset". Victor MEUNIER et, avant lui, la canadienne Emily CARR (1871-1945) ont installé leurs chevalets sur le "champ de foire", nous laissant mémoire de ces bâtiments imposants.